II. ASCO :  L’EGLISE SAINT-MICHEL- ARCHANGE :

 

1ère partie.

 

 

C’est à l’abbé François Trojani prêtre d’Asco dès 1885 que l’on doit des informations précieuses sur l’histoire de l’église grâce à sa brochure intitulée Autour de l’église d’Asco, publiée en 1922 (Imprimerie Mazel) et dédiée à son grand-oncle le célèbre Padr’Asco, l’abbé Joseph Parsi.

 

 

 


Maison du PADR'ASCO

 

 

 

"Dans cette maison qui fut la sienne, mourut à l'âge de 76 ans, Joseph Parsi, prêtre et maître en philosophie franciscaine, appelé communément 

Padr'Asco

 

1763-1839. 

 

Ses nombreux élèves glorifièrent son nom corse aussi bien dans le domaine civil que religieux.

 

Qu'il repose en paix."


Plaque commérorative sur la maison du Padr'Asco

 

 

"Fra i parroci di Asco, occorre ricordare la bella figura di Don Giuseppe Parsi, già francescano, detto Padr'Asco, erudito filosofo predicatore brillante e facondo, e dotto conoscitore della lingua di Dante.

 

Fu anche educatore di grande valore, tanto che la sua fama aveva varcato i monti : ebbe molti allievi, fra i quali Gian Vito Grimaldi, che si reco' poi a compiere i suoi studi a Roma dove fu implicato nei famosi moti del 1831, e ritornato in patria scrisse e pubblico' molte novelle e poesie di vario argomento."

 

(O. Tencajoli, op.cit. p.35)

 

 

1) L'HISTORIQUE

 

De loin en loin, les évêques parcouraient les villages pour faire un état des lieux : inspection du clergé,    description et inventaire des lieux et objets du culte, relevé des messes et autres cérémonies religieuses.

  

D’après la relation de ces visites pastorales (visite pastorale de Monseigneur Marliani, évêque de    Mariana et d'Accia en 1646 et visite de ce même diocèse en 1740 sur délégation de Monseigneur Saluzzo évêque, (cf BSSHN 1890), l’église paroissiale primitive, alors consacrée à Sant’Angelo,    était située à plusieurs kilomètres d’Asco.

 

Construite au XVIe siècle d’après l’estimation de Geneviève Moracchini-Mazel (in Les Eglises romanes tome 2), elle fut jugée trop lointaine pour les paroissiens, et fut officiellement remplacée en 1711 par la chapelle Saint-Nicolas érigée au coeur du village.

 

 

L'acte notarié ci-dessous, relevé aux Archives départementales, fait mention en 1715 de Saint-Nicolas.

   

 

Décryptage par M. Thierry Vincentelli originaire de Castifao, féru de généalogie :

 

 

Selon cet acte du 13/10/1715 rédigé par le notaire Giuseppe Trojani, les 2/3 de la population d'Asco se sont réunis devant l’église (SAN NICOLAIO) pour constater solennellement l’état de délabrement et de misère dans lesquels se trouve l’église paroissiale. Ils ont décidé de renoncer à toutes les armes à feu dont ils n’ont pas besoin pour survivre (sans doute en vue de se cotiser pour la rénovation de l’église) et d’envoyer un représentant pour plaider leur cause devant l’administration génoise. 

 

Cette chapelle devint, par la suite, l’église paroissiale, sous le vocable de Saint-Michel-Archange.

 

Selon Oreste Tencajoli elle serait l’un des plus anciens édifices de l’île (Chiese di    Corsica, 1936, p.34), ce que note aussi la légende d'une ancienne carte postale.

 

 

 

 

La description qu’en fait l’abbé Trojani n’est guère enthousiaste : « Très massive et fort lourde dans sa construction,    sans style ni caractère, apparaît l’actuelle église d’Asco.

 

Seul le clocher à trois cloches qui la surmonte assez élégamment semble lui donner un peu de relief dans son idée    cultuelle » (F. Trojani, op.cit p.11)

 

C’est en effet un beau clocher en pierres apparentes, qui surmonte cette église datant « des premiers siècles de notre ère ».

 

 

 


 

 

L’Eglise Saint-Michel Archange aujourd’hui

     

     

La façade très simple présente trois portes.

 

 

 

La porte principale est surmontée d’une petite niche qui abrite la statue de Saint-Michel. Au-dessus de la porte et à l’aplomb du faîte du toit à deux pans, a été percée une fenêtre rectangulaire vitrée.

 

 

 

 

2) LA NEF ET LE CHOEUR

 

La nef

 

De part et d’autre de la nef centrale et séparées d’elle par des arcades ouvertes en plein cintre, deux nefs latérales    abritent quatre autels secondaires.

 

La nef de gauche dans laquelle on pénètre par la petite porte extérieure est prolongée par « la Casaccia où les Confrères récitaient leurs offices en    des stalles assez bizarres » (F. Trojani, op.cit. p.11). D’où ce plan légèrement asymétrique. 

Plan : Daniel ALEXANDRE - Annotations : JE GUERRINI
Plan : Daniel ALEXANDRE - Annotations : JE GUERRINI

 

 

Dans cette nef les bancs des fidèles sont curieusement disposés perpendiculairement à la nef centrale (était-ce cette disposition qui    justifia l'adjectif "bizarre" ?) ; ces bancs étaient réservés aux hommes. Du moins à ceux qui ne restaient pas à discuter dehors… ( souvent apostrophés par l’abbé Paoletti pour le bruit qu’ils    faisaient !!)

 

Au fond de la nef de gauche, une porte, aujourd'hui condamnée, ouvre sur la sacristie vraisemblablement ajoutée tardivement, à laquelle on accède par une porte située dans le chœur à gauche.

 

Derrière le maitre-autel, s’ouvre une porte qui donne sur l’extérieur et l'ancien presbytère. Elle est surmontée d’une fenêtre qui éclaire    l’abside.

 

 

     


 

L’abside

 

A fond plat, elle ménage derrière l’autel un espace de quelques mètres qui servait à l’origine de sacristie comme le précise    l’abbé Trojani (op.cit. p.11).

 

 

L’autel majeur et le choeur

 

Une balustrade en fer forgé ferme le chœur auquel on accède par quelques marches.

 

La table d’autel est surmontée de trois gradins dont le dernier se prolonge à l’horizontale de chaque côté du chœur ménageant    ainsi deux passages, clos par des rideaux, vers l’abside.

 

 

 

 

L’autel, selon la typologie établie par N. Mattei (BREC,op.cit.p.275) appartient à la catégorie des autels dits « en    arc de triomphe », structure modeste comparée à d’autres églises plus imposantes, mais quand même.

     

L’autel en forme de sarcophage est en maçonnerie et recouvert de stucco lustro rouge imitant le marbre : un    effet de palmes sur les côtés, et au centre un cartouche en forme de cœur, veiné et de couleur verte est cerné par une décoration de stuc ornée au sommet d’une tête d’angelot dont l'abondante chevelure  serait à la mode aujourd’hui !

 

 


 

Le tabernacle orné de volutes en stuc montre une tête d’angelot au-dessus de sa porte et est surmonté d’un édicule formant    piédestal.

 

 

 

 

Jusqu’à il y a peu c’est la statue de Saint-Michel qui dominait l’autel mais elle a été remplacée par un crucifix comme c'est le cas dans la plupart des églises.

 

 



 

3) LES AUTELS LATERAUX (gauche)

 

L’autel de Sainte Lucie

 

Le premier autel en entrant à gauche est dédié à Sainte Lucie

 

Dans une niche vitrée, une statue saint-sulpicienne assez banale représente la sainte dont la dévotion est extrêmement    répandue en Corse.

     

Ici le symbole traditionnel du martyre de Sainte Lucie, les yeux présentés dans une coupe, est décliné dans toute l’église :    dans les stucs qui surmontent la niche, dans le piédestal de sa statue (yeux de verre qui émergent du bois sculpté) et dans une peinture de la voûte.

 

 


 

L’autel du Sacré-Cœur

 

     

Cet autel, à l'origine, était dédié à Saint-Michel-Archange (cf. F. Trojani, op.cit. p.11).

 

Mais dans le périodique mensuel Les Cloches de l'Asco publié dès 1936 à l'initiative de M. De Champlain, curé canadien de la paroisse, on peut lire dans un article consacré à la restauration de la chapelle du Sacré-Coeur :

 

"pour une belle statue du Sacré-Coeur, une belle chapelle convient. La belle statue est trouvée, la chapelle aussi puisque Saint-Michel a repris sa place au milieu de l'église ... "

 

L’autel du Sacré-cœur est relativement élaboré : une statue est installée dans une niche qui fait saillie sur le mur extérieur  ; au sommet, une semi-coupole entourée d’un retable en maçonnerie : deux colonnes engagées aux chapiteaux ioniques (cornes de béliers ou cheveux de femme) ; une frise de petits carrés    saillants traverse l’entablement ; les rampants du fronton interrompu caractéristique du baroque se terminent par des volutes.

 

Dans la niche trône une statue du Christ au Sacré-Cœur.

 

Cette statue a été installée dans l'église en grande cérémonie, comme l'atteste encore un article de juillet 1936 du mensuel Les Cloches de l'Asco, intitulé "un fait historique sans précédent".

 

 

 

 

ASCO - Procession avec la statue du Sacré-Coeur
ASCO - Procession avec la statue du Sacré-Coeur

 

 

L'ancienne carte postale ci-dessus correspond bien à la description faite dans l'article. Il nous semble en effet reconnaître sur la droite, missel sous le bras, le jeune - à l'époque - curé Paoletti qui officiera un long moment à l'église Saint-Michel d'Asco. 

 

 

 

Un autre article de 1936 du même périodique "Les Cloches de l'Asco" nous apprend que cette statue a été offerte par un couple d'Ascolais, Mme et M. Noël Carboni.

Assis sur un siège à accoudoirs figurant le bois et ornés d’une    boule, ce Christ blond est vêtu d’un manteau drapé rouge sur une robe blanche ; la main droite pendante, il désigne de la main gauche son cœur entouré de flammes.

 

C’est peu courant de figurer le Sacré-Cœur assis. Est-ce cette caractéristique qui fit dire à l'auteur de l'article que cette statue était  " - encore unique en Europe - " ?

 

Le Sacré-Coeur est généralement debout dans l’esthétique saint-sulpicienne et c'est dans cette position que nous l'avons toujours trouvé dans les églises que nous avons visitées.

 

La position haute de la niche crée un effet de contre-plongée et ce beau christ blond aux joues et aux paupières roses porte son regard au loin avec douleur et majesté …

 

 


 

 

 

L’autel Sant'Antonio Abate

 

 

Dans le prolongement des deux chapelles citées apparaît "finalement la chapelle de Saint-Antoine Grand [dit aussi] du désert. C'était la Casaccia..." (F.Trojani, op.cit.p.11)

 

C'est à cet endroit que se trouvent "les six pierres tombales [l'arca en corse] recouvrant les caveaux , où les cadavres étaient jetés dans un pêle-mêle macabre avant 1800." 

 

Saint Antoine abbé ou du désert, nous le verrons, est très honoré en Corse.

 

 

 

 

4) LES AUTELS LATERAUX (droite)

 

 

L’autel Saint-Antoine de Padoue

 

Ornée de stucs qui font la part belle au motif de la fleur de lis, une niche vitrée abrite une statue sulpicienne de    Saint-Antoine de Padoue qui porte au bras l'Enfant Jésus. Le saint est muni de ses attributs habituels le livre et la fleur de lis.

 

L’Enfant Jésus, assis sur le livre, blottit son visage dans le cou du saint et brandit dans sa main gauche le lis de la    pureté.

 

Sur la porte vitrée de la niche, la traverse horizontale porte les lettres G et S. (?)

 

 


 

 

L’autel du Rosaire

 

La structure de l’autel semble bien relever de l’esthétique baroque telle que la décrit N. Mattei.

  

De gracieuses décorations en stuc figurent un retable dont le fronton s’orne de la colombe du Saint Esprit entourée de deux    angelots, bras ouverts , le torse ceint d’une sorte de baudrier et vêtus de drôles de petits pagnes.

 

Le tableau d’autel représente la Remise du Rosaire par la Vierge et l’Enfant à Saint Dominique et à Sainte Catherine de    Sienne.

 

 

 

 

 

La dévotion au Rosaire est relativement récente et très répandue dans les églises corses (pour plus de détails cf N. Mattei    BREC, op.cit. Les autels de la mort p. 353 ss).

 

ME Nigaglioni attribue le tableau d’Asco à Francesco Carli. Voici ce qu’il écrit sur ce peintre dans son Encyclopédie des    peintres …) (EPAC, op.cit.p. 78)

 

"Francesco Carli : peintre principal de l’école castano-balanine de la fin    du XVIIIe siècle, né en Toscane, dans l’état de Lucques, vers 1735. Il s’installe très jeune en Corse dans le village de San Lorenzo (Castagniccia) où il épousa Antonia Maria Franceschi,    originaire du hameau de Borgo.(…) C’est l’un des peintres les plus productifs de l’école    corse, on lui doit plusieurs centaines d’œuvres. Carli est totalement acquis aux canons du Rococo européen".

 

Le tableau d’Asco présente l’avantage d’être daté, grâce au cartouche qui indique le nom du donateur.

 

D’après ME Nigaglioni, Carli signait et datait rarement ses œuvres.

 

 

 

1785 NVNZIO MARIA GUERINI FARE FECIT P S D (Pro Sua Devozione)
1785 NVNZIO MARIA GUERINI FARE FECIT P S D (Pro Sua Devozione)

 

L’iconographie de l’image centrale est conventionnelle : Saint Dominique et Sainte Catherine de Sienne sont les plus fréquemment représentés sur les tableaux du Rosaire.

     

Ici la Vierge « posée » sur des nuées dodues tend avec grâce le rosaire à Saint Dominique. Debout sur les genoux de    sa mère et bien planté sur ses jambes, l’Enfant Jésus confie le sien à Sainte Catherine et bénit le monde de sa main droite.  

  

La Vierge est ravissante : sa chevelure blonde, son visage délicatement fardé, sa tête légèrement inclinée, sa main aux doigts fins et déliés sont caractéristiques de la manière de Carli.

 

Elle est vêtue d'un manteau bleu qui se gonfle à gauche, créant ainsi un bel équilibre avec les nuées qui se déploient à droite et de bas en haut.

 

Elle porte une couronne fermée comme en portent les rois : un cercle surmonté d’arcs qui se rejoignent sous un bonnet de velours rouge, en un sommet qui ressemble à une fleur de lis surmontée d'une petite croix.  

     

Le mot de M-E Nigaglioni :  

     

Les rois de France utilisaient un bonnet de velours bleu. En Angleterre, le bonnet est doublé d'hermine (comme la cape), il dépasse parfois à la base de la couronne et à cet endroit il est retroussé pour faire voir la fourrure

     

 

 

 

 

Le symbole du lis de la pureté est repris par la fleur aux pieds de Saint Dominique et à la main de Sainte    Catherine. Les deux saints sont revêtus de l’habit noir et blanc des Dominicains.

 

Le crâne du saint porte la tonsure romaine dont la rigueur est égayée d’une choupette blonde du meilleur effet.

 

 


 

 

 

Autour du tableau se déclinent les prédelles (voir N.Mattei, BREC, op.cit, Les tableaux de la remise du rosaire pp 354-355) : tableautins "qui en Corse font presque toujours le tour de l'image centrale par le haut ..."représentant les 15 mystères, joyeux, douloureux et glorieux, qui illustrent la vie du Christ et de la vierge.

 

"Le premier mystère, l'Annonciation est en bas à gauche ; le dernier, le Couronnement de Marie, en bas à droite. Les mystères joyeux sont à gauche de l'image centrale, les douloureux au-dessus, les glorieux à droite."

 

C'est le cas du rosaire d'Asco.

 

A gauche les cinq mystères joyeux :

 

 

 

Au centre les cinq mystères douloureux :

     

 

A droite les cinq mystères glorieux :

 

 

Carli a réalisé plusieurs tableaux sur ce thème pour les églises corses : Bigorno, Campile, Omessa, Penta di Casinca, Prato di  Giovellina, Urtaca…

  

Le tableau d'Asco est en très bon état ; il aurait été restauré par le peintre Bassoul, un ami du maire de l’époque, Jean-Vitus Guerrini. A vérifier.

 

 

Le tableau de la Crucifixion

 

 

 

Actuellement placé dans la sacristie, il est vraiment intéressant et attire le regard.

 

 

 

 

ME Nigaglioni l’attribue à Marc’Antonio de Santis, peintre italien dont l’activité est attestée à Bastia dès 1647 nous dit l’auteur de l’Encyclopédie des peintres actifs en Corse (op.cit pp 49-52) : C’est l’un des peintres principaux de l’école bastiaise du XVIIè siècle, sa carrière, particulièrement longue (au moins 34 ans) fut    productive(...).

     

ME Nigaglioni ajoute : "en cherchant bien, on trouverait certainement le monogramme  de l'artiste et la date du tableau, peints en noir, au pied des personnages".

 

 

Au centre, le Christ crucifié. Visage meurtri et douloureux, corps transpercé et ruisselant de sang, nudité svelte et blême, rompue par le pagne de pureté (le perizonium) drapé avec élégance, ce Christ traduit avec réalisme la fin tragique du fils de Dieu. 

 

Le sang qui coule de ses plaies est recueilli par des angelots nus dans des vases sacrés qui symbolisent le Saint-Graal.

 

  


 

 

 

 

 

 

 

A gauche, Marie éplorée et Marie-Madeleine agenouillée au pied de la Croix, reconnaissable à sa chevelure blonde.


 

 

A droite le moine barbu est Saint Antoine Abbé, qui porte d'une  main le feu symbolisant le mal des ardents (ou feu de Saint-Antoine) qu'il était censé guérir, de l’autre le bâton en Tau (T) représenté aussi sur son habit au niveau de l’épaule gauche.

 

 

 

    

La présence de Saint Antoine abbé, peu courante dans ce genre de tableau, doit être mise en relation avec l'existence de la chapelle Saint Antoine, évoquée plus haut.

     

     

Au registre inférieur sont figurées les Ames du Purgatoire en attente d’être sauvées grâce aux prières et aux offrandes des vivants. De gauche à droite : un donateur au visage découvert , des visages torturés, en pleurs ou en supplication et le buste d’un Pénitent    blanc.

 

 

 

 

     

Le mot de ME Nigaglioni : "Il s'agit d'un tableau commandé par les confrères de la Sainte-Croix (les Battuti bianchi) dont deux sont figurés en donateurs. Celui qui a le visage découvert est certainement le prieur de la confrérie".

 

PS : un devis, pour une restauration, concernant ce tableau a été, début 2014, transmis à la Collectivité Territoriale de la Corse (CTC).

 

Le tableau a été enfin remis à la restauratrice Madeleine Allegrini en ... 2018. Son retour en l'église Saint-Michel est prévu pour début 2019. On a hâte de le voir sous son meilleur aspect.